Chiapas : Ascension à San Cristobal et repos

J44-57 (16-29 avril) Lazaro Cardenas – Tuxtla Gutierrez -San Cristobal 95 km (total cumulé 1647)

Après avoir perdu la trace de Julian et Diana, je continue seul avec Nic-Nic. Nous passons une épuisante série de montagnes russes. En plus il roule à une allure plus rapide que la mienne, notre entente ne va pas éternellement durer.

DSC00915Enfin nous arrivons à Tuxtla Gutierrez, capitale de la province du Chiapas, qui s’étend dans une large vallée a 600 mètres d`altitude. C’est l’une des villes d’Amerique latine qui a le plus grandi ces dernières années, et qui compte désormais son million d’habitants.

DSC00936De Tuxtla Gutierrez où nous avons trouvé refuge à la casa de ciclista, je suis monté à vélo jusqu’à l’un des miradors donnant sur le canyon du Sumidero, complétement à pic. Le panorama est exceptionnel. Cette faille géologique mesure jusqu’à 1200 mètres de profondeur !

DSC00960La circulation est dense au moment de quitter Tuxtla vers 7-8h du matin. Je reste bien à droite en évitant les nids de poule sur ce grand boulevard quand tout à coup j’entends un bruit métallique bizarre venant de ma roue arrière. Je m’arrête et constate qu’un fil de fer est accroché au pneu, je le retire et pfiiiouuu c’est la crevaison. Les accotements ramassent tout un tas de débris et je n’ai pas vu celui là. Pas le meilleur endroit pour crever… le temps de changer la chambre à air sur le bord de la route dans les pots d’échappements, je perds une demie heure de température fraiche (25°), alors qu’une grosse montée s’annonce.

DSC00963J’en bave dans cette montée et au bout d’une dizaine de kilomètres, un premier camion double remorque me double à vitesse très lente. Je réflechis trop lent pour savoir si je le prends ou pas et finalement il me file entre les mains. Mais s’en suit un deuxième que cette fois j’attrape en vol ! L’occasion était trop belle pour m’avancer dans cette montée de 40 kilomètres et d’un dénivelé de quasiment +2000m. Je me fait tirer accroché par un bras à l’arrière du chargement pendant une bonne heure en alternant comme je peux la prise jusqu’à ce que…

DSC00972… j’aperçoive ce cycliste d’une autre époque poussant son engin sur le bas côté! Je l’avais déjà rencontré à Tuxtla Gutierrez alors qu’il la traversait la ville. Ayant déjà effectué plus de la moitié du trajet, je lâche alors la perche et nous faisons une pause dans un petit restaurant. Joff est un fabricant et compétiteur anglais de ce type de vélo à Londres. Il est parti il y a déjà un an de Toronto pour descendre jusqu’en Argentine. Voici son site web pennyfarthingworldtour.com. Auparavant il a déjà roulé en Asie. De part la taille de sa roue avant et sans pignons, il lui est trop dur de pédaler en montée et il doit donc de le pousser.

DSC00977Puis nous nous séparons et je termine jusqu’au col à 2300m avant de descendre vers San Cristobal de las Casas situé dans une vallée à 2150 mètres d’altitude. Alors que je me dirige vers une auberge dans le centre, un violent orage éclate, accompagné d’une forte pluie et de grelons. Je m’abrite pendant une bonne heure dans une boutique vendant des batteries de voitures. Pour la première fois depuis longtemps j’ai la chair de poule lorsque je sors dehors.

DSC00991Si Tuxtla est la capitale politique du Chiapas, San Cristobal de las casas en est son âme. Cernée de montagnes couvertes de résineux, la ville compte un remarquable centre historique de style colonial fait de petites maisons de plein pied. Située au carrefour de différentes routes touristiques (Cancun et la zone des temples mayas au nord, a l’est le centre du Mexique, et au sud le Guatemala),  San Cristobal est très visitée et regorge d`hôtels et auberges comme on l’aperçoit sur les photos ci-dessous.

DSC00996L`avenue principale piétonne est très fréquentée.

DSC01000 Je suis reste une dizaine de jours a la Casa Caracol, ce qui veut dire maison escargot. En échange de coups de main donne au staff que voila ci-dessous, je n’ai pas eu a payer. Cela me fait une bonne consolation par rapport au vol de mon ordinateur portable qui s’est passé dans cette auberge. Alors que je petit déjeunais, le seul autre voyageur de mon dortoir a disparu avec mon ordinateur qui était sous mon lit. Je le trouvais déjà louche mais aurais du prendre mes précautions en laissant ces affaires de valeur dans les casiers à disposition… Malgré nos recherches en ville dans ces petites rues et au terminal de bus, nous avons perdu sa trace. J’ai déposé plainte au commissariat au cas où mais cela ne sert concrètement à rien. Cela me servira de leçon pour le reste de la route.

DSC00995Sinon la bande avec qui j’étais était très sympa :dans l’ordre apparaissent Cristina, Francisco le gérant inscrit sur Warmshowers alias PAncho, Habibi, Arus et moi.

DSC01015A peine sorti de la ville je retrouve la campagne au cours d’une courte excursion au village voisin de San Juan Chamula.

DSC01023 Arrive sur la place centrale de Chamula, des vendeurs ambulants en tricycle proposent des « papas a la francesa », empanadas, et autre boissons rafraichissantes.

DSC01024En revenant a San Cris, je passe devant un kiosque a l’allure typiquement française. Il est même coiffé d’un coq au sommet !

DSC01026 Plus tard je me rends au marche et prends une photo a la dérobée. Remarquez comme les fruits et légumes sont bien ranges, par contre les prix ne sont pas affiches, il faut demander ou sinon c’est la surprise au moment de payer.

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2 réflexions sur “Chiapas : Ascension à San Cristobal et repos

  1. Bonjour Bruno,
    Cela faisait un moment que nous n’étions pas allés visiter ton blog…Bravo, les photos et les commentaires sont remarquables. Cela nous fait partager un peu de ton périple, sans le mal de mollets…Malheureusement, le vol du PC est triste, mais nous pensons que cela fait partie des risques de l’exercice. Tant que ce n’est que cela, cela ne reste que du matériel, c’est moins gênant.
    Bon courage pour la suite, garde ta bonne mine et ton entrain, cela fait plaisir à voir et à te lire.
    Bises de toute la famille
    Evelyne et Robert

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  2. Je me souviens quand j’étais gamin qu’on cherchait à s’accrocher à des tracteurs pour monter la côte d’Auvillar. J’ai du y réussir une ou deux fois. Le bonheur qu’on éprouve alors
    est indescriptible.
    Pas de chance avec l’ordi. C’est amer. Soit hyper prudent.

    Bises de Papa

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