L’intérieur du Honduras: vert, montagneux et sûr

J81 à 89 – 23 au 31 mai 2015 – Copan Ruinas > La Entrada > Santa Rosa > Gracias, 195 km, total 2 730 km

J’entre incognito au Honduras ou presque si j’en excepte les changeurs de monnaie agitant ostensiblement leur poignée de billets à la main, et me présente à la douane de mon propre chef. La salle est équipée de tout un tas d’appareils informatiques modernes (ordinateurs, webcams et appareils pour prendre les empreintes digitales) ce qui contraste avec les postes frontières plutôt vétustes que j’ai passé jusqu’à présent. Le tampon d’entrée apposé sur mon passeport coûte 3 dollars soit 66 lempiras (la monnaie nationale) pour frais migratoires. Je reprends la route avec Joff l’anglais en grand-bi rencontré par hasard pour la 3e ou 4e fois ici même alors qu’il se prenait un rafraichissant.

DSC0133010 kilomètres plus nous arrivons à Copan Ruinas, ville-étape accolée aux ruines mayas de Copan. C’est le site touristique le plus connu et visité du pays, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous négocions une chambre de deux à bon prix (100 lempiras par nuit  = 4,5€). A peine ai-je posé mes affaires que je plonge dans la piscine froide pour abaisser la température corporelle. Le lendemain matin nous nous rendons au site archéologique. L’entrée pour les étrangers (hors Amérique centrale) coûte 330 lempiras soit 15$, ils s’emmerdent pas comme on dit mais le site est exceptionnel. Ça fait même un peu Indiana Jones avec les arbres qui poussent au milieu des ruines millénaires. Le « parc archéologique » compte plusieurs temples et il nous a pris environ 3 heures pour en faire le tour.

DSC01376En haut de l’un d’entre eux on trouve une magnifique porte ornée de sculptures.

DSC01371Un autre résiste vaillamment au poussée des racines.DSC01374En fin d’après le ciel s’assombrit et annonce l’orage, courant en cette saison des pluies (et souhaité par les guides touristiques pour reverdir le site archéologique). Voici la vue depuis la terrasse de l’hôtel sur la ville.

DSC01381Le lendemain je reprends une route tranquille au milieu de champs verdoyants et parfois de bétail comme ici sur la gauche.

DSC01383Je m’arrête acheter quelques fruits et manger une orange pelée et ouverte en deux avec au milieu une espèce de sel aux épices.

DSC01387 J’arrive à La Entrada sous les 35° où un hôte de couchsurfing m’heberge pour 2 nuîts. Le soir sa mère vends des tortillas fourrées aux haricots rouges ou pommes de terres avec une petite salade par dessus. Lui récupère des pneus usés pour en faire des sièges comme on le voit à l’entrée de la maison ou autres figures comme les deux toucans au coin gauche. Scène de vie courante dans la colonia « 6 de enero » quand les jeunes se retrouvent le soir.

DSC01398Le lendemain fut une journée très éprouvante. Je n’ai pas vraiment de photo pour le retranscrire si ce n’est cette sortie de hacienda qui produit du café comme on le reconnait aux caféiers en second plan. Je m’y suis arrêté une bonne heure après des vertiges survenus lorsque le dénivelé était trop fort. En effet en plus de la chaleur ambiante (entre 32 et 35°), je me sentais mal du ventre mais suis parti quand même pour le combattre ou l’oublier. Avec les fleurs rose ça fait un peu psychédélique comme si je rêvais à ce moment là.

DSC01401Une de mes motivations du jour était également de retrouver la fraicheur de l’altitude, le soir au moins. J’arrive à Santa Rosa de Copan à 1000 mètres et parviens à obtenir l’autorisation de camper au sein de la caserne de police après une bonne heure d’attente et de répétition de la même histoire auprès de différents intermédiaires. S’il faut s’armer de patience et être convaincant pour se voir lever le portillon, on peut annoncer qu’on reste une nuit et finalement en passer deux ou plus. Le plus marrant c’est que le lendemain matin alors que j’avais un peu d’appréhension en allant prévenir le responsable de la caserne, il m’a répondu « Pas de problèmes, ici tu fais comme chez toi! ». J’ai bien aimé le portillon bricolé avec de la ficelle bleu et des pierres pour faire contrepoids.

DSC01416Je suis resté au camp une journée en compagnie d’autres policiers sympathiques, qui m’ont entre autres prêté un matelas et laissé l’accès libre aux douches. J’en ai profité pour nettoyer la transmission du vélo (chaîne-pignons-plateaux-dérailleurs) avec du diesel et faire une sortie en ville. Ci-dessous la place principale avec un kiosque-café en son milieu.

DSC01414Je n’ai pas beaucoup profité de la fraicheur (20° en soirée, suffisant pour que certains policiers parlent de « grand froid ») durement gagné puisque l’étape suivante me fait redescendre à 300 mètres, hélas!

DSC01419En arrivant à Gracias je m’offre un plat typique hondurien, des bananes frits avec de la viande haché et des petits légumes. Franchement ça n’avait pas beaucoup de goût. Sinon la base de la nourriture est la même qu’au Guatemala : tortillas, haricots rouges, œufs et fromage.

DSC01420Alors que je dispose de temps libre puisqu’il n’est que 15h, je monte pour la première fois mon stand ambulant de cartes postales éditées et imprimées dans une agence digitale à Guatemala. A prix libre, j’en ai écoulé une seule à 20 lempiras (1 dollar) mais cela m’a permis de rencontrer une famille qui m’a hébergé quelques jours.

DSC01422Voilà la famille qui m’a gracieusement hébergé pour quelques jours, où figurent seulement 2 des 7 enfants! Le père est déjà allé deux fois aux Etats-Unis en « mojado » (« mouillé », ce qui signifie illégalement en traversant le rio bravo et le désert) pour travailler et envoyer l’argent à la maison. Les honduriens sont super aimables et accueillants.

DSC01437Je me suis relaxé dans un complexe d’eaux thermales à quelques kilomètres de la ville, au milieu des arbres (entrée à 30 lempiras). Le décor est superbe, on est au milieu de la végétation, et l’eau est bien chaude (entre 33 et 36°). Seul bémol la musique trop forte qui passe en continu.

DSC01425La place principale de Gracias compte également son kiosque-café, à deux pas de la statue du chef indien Lempira. Ce descendant de la tribu des lencas a donné son nom à la monnaie nationale et à cette même province, ainsi que beaucoup de fil à tordre aux espagnols.

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2 réflexions sur “L’intérieur du Honduras: vert, montagneux et sûr

  1. coucou mon grelo !
    encore un super récit ! je vois que malgré tout tu n’as pas suivi les cours de l’école de commerce par hasard ! pas besoin de formation d’étalagiste. Mais le chiffre d’affaires n’a pas l’air grandiose, dommage ! Du coup tu vas peut-être les poster tes cartes postales …
    gros bisous mon poulet

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