Du Honduras au Nicaragua, retour dans la fournaise

J103-109 (14-20 juin), Tegucigalpa>Choluteca>frontière El Guasaule>Leon 310 km (3247 cumulés)

Bye bye Tegucigalpa où je suis resté 8 jours, ça m’a fait une bonne coupure avec une bande sympa. Je suis parti un dimanche matin donc, avec la gueule de bois suite à une soirée bien arrosée et une selle en cuir trempée. En effet j’ai oublié de la recouvrir d’un sac en plastique alors que mon vélo était rangé sur le balcon et qu’il a beaucoup plu cette nuît. Conséquence elle a perdu un peu de sa rigidité et pris quelques formes plus aplanies mais roule ma poule. En sortant de la ville je passe derrière l’aéroport au premier plan ci-dessous, avec la ville encore sous les nuages au loin entourée par des montagnes.

DSC01555Après 500 mètres de montée, j’arrive sur un plateau à 1500 mètres d’altitude. Je me ravitaille là où s’arrêtent les bus, il y a le choix.DSC01559Puis commence une longue descente jusqu’au plat à une dizaine de kilomètres de la côte. La gueule de bois passe tant bien que mal, je sens que je vais bien dormir ce soir.

DSC01561En fin de journée au bout de presque 100 kilomètres je trouve une piste cyclable à l’entrée d’une ville pour la première fois du voyage, mais dans quel état est-elle…! J’ai dormi juste à côté dans une maison en rénovation après que l’on m’ait donné la permission. Ça fait du bien une douche froide alors qu’il fait 30° maintenant que je suis au niveau de la mer.

DSC01567Je retrouve le lendemain la panaméricaine que j’avais laissé au Guatemala. Voici un des clichés de cette route : un « school bus » jaune venu directement des Etats-Unis avec derrière un poste à fruits. Il manque juste le nid de poule. Axe privilégié des cyclistes, je croise un français d’une cinquantaine d’années remontant d’Amérique du sud vers le nord.

DSC01571J’arrive à Choluteca sous une forte chaleur vers midi en traversant un célèbre pont qui figure sur les billets de 100 lempiras. C’est la troisième et dernière grande ville du Honduras avant la frontière avec le Nicaragua.

DSC01572En cherchant l’adresse d’un contact l’on m’a donné, je me perds en passant dans ce genre de rue commerçante.

DSC01573Finalement je parviens à trouver un gars qui m’indique précisément l’endroit. Me voici devant « Angelus » un bar/restaurant installé dans une grande et vieille maison qui a plus de 300 ans. Le couple qui le tient a déjà vu passer d’autres cyclotouristes et m’ont ouvert chaleureusement leurs portes.

DSC01580J’ai dormi dans la future boutique de vélos. Le graffiti au mur dépeint la ville avec le fameux pont bien mis en évidence.

DSC01578…comme ici en ville sur un autre grafiti.

DSC01582L’intérieur du restaurant/bar est de style hollywoodien avec des vinyls de Madonna, Mickael Jackson et autres au mur, qui rendent assez bien avec l’éclairage et les menus en fluo. Ils m’ont fait gouté de délicieux « licuados », sorte de milk-shake.

DSC01586Le lendemain dernier jour au Honduras, la route est bourrée de nids de poule, tellement que ça fait un boulot pour des jeunes qui les comblent puis demandent une contribution aux automobilistes.

DSC01599Je passe la frontière en doublant une file de camions. Le panneau de bienvenu au Nicaragua rend hommage au Japon qui a financé des infrastructures comme ce pont.

DSC01603Les formalités administratives sont un peu plus longues ici et je dois m’acquitter d’une taxe d’entrée de 12$. Heureusement que j’ai toujours avec moi une petite réserve en dollars pour ne pas être coincé car le distributeur était en panne. Après une heure d’attente il est réparé et j’ai pu retirer des Cordobas, qui valent à peu près la même chose que la lempira hondurienne.

DSC01604Un peu plus loin je parviens à obtenir l’autorisation de camper autour de cette piscine en plein air moyennant l’entrée bien sûr. C’est l’idéal pour terminer la journée.

DSC01608Le lendemain j’affronte une chaleur de 35° sur du plat, normal pour ici, avec quand même une légère brise et de nombreux arrêts boisson. Le Nicaragua possède une chaîne de volcans dont voici le plus haut (volcan San Cristobal) qui culmine à 1700 mètres et dégage quelques petits nuages.

DSC01612C’était comme mon compagnon de route, j’en ai fait le tour pour arriver à la prochaine ville LEON.

Arrivé en sueur à Chinandega je passe devant la caserne des pompiers, l’occasion est trop belle pour une première nuît chez les pompiers, une astuce dont beaucoup de gens m’ont parlé. Ils m’ont laissé m’installer dans ce bâtiment.DSC01625Apparemment le billard est suffisamment populaire ici pour qu’il y en ait deux dans la salle de réunion ! Ma moustiquaire fait parfaitement l’affaire dans ces cas là et me protège des différents parasites (cafards, moustiques, chiens, chats, crapauds oui oui c’est du vécu). Je peux profiter de quelques courants d’air alors qu’au plus « frais » de la nuît il doit faire 27°. A 7 heures du matin il fait déjà 30°, ça sert donc à rien de se lever plus tôt car de toute façon je vais crever de chaud. DSC01620Contrairement à chez le voisin du nord le Honduras, ici tout est plat et bien goudronné. Je me dirige vers Leon une ville qui vaut le détour parait-il, recommandé par les guides de voyages et plusieurs personnes.

DSC01626Leon fut l’un des bastions de la révolution sandiniste à la fin des années 70 et la première ville du pays libérée de la dictature du général Somoza. On y trouve donc un mélange de demeures coloniales colorées, de belles églises et de monuments rendant hommage aux révolutionnaires dont je vous propose un aperçu ci-dessous :

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L’église de la « recoleccion », avec au premier plan quelques étudiantes portant l’uniforme en sortant de classe.

DSC01627Le siège d’une organisation étudiante rend hommage aux combattants et dit « Nicaragua sera libre tant qu’il aura des fils qui l’aiment ».

DSC01637Et juste en face se trouve cette fresque relatant la guérilla qui eu lieu ici même derrière un terrain de basket. La phrase du bas dit  » Pour la liberté nous avons lutté et aujourd’hui nous jurons de la défendre ».DSC01638Des gargottes pour se prendre un hamburger où autres pauses gourmandes. Ça vaut le coup d’essayer si le slogan dit vrai « Service rapide – on vous donne toujours plus ».

J’ai visité le musée de la révolution nationale dont l’entrée est bien gardée par des anciens combattants qui se la coulent douce.

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Vue sur la place depuis un des balcons de la mairie. Comme je le disais plus haut la façade de la cathédrale est en rénovation.

DSC01644Sinon je suis aussi allé au musée des mythes et légendes nationales, qui se trouve dans une ancienne prison. On peut y faire le tour de garde par le haut.

DSC01670J’ai bien choisi le moment pour visiter cette ville car juste avait lieu une commémoration du 36e anniversaire de la libération de la ville, avec quelques discours et des cris révolutionnaires repris en cœur par la foule tels que « viva FSLN! ».

DSC01677Un graffiti de street art au coin d’une rue, toujours dans le domaine des arrestations…

DSC01661 Je passe du coq à l’âne maintenant en vous montrant plus de mon quotidien : comment je lave mes vêtements. En Amérique central presque toutes les maisons sont équipées de « lavandero », une petite construction en béton avec plusieurs éviers dont l’un au fond strié permet de frotter dessus ses vêtements après les avoir bien laisser tremper dans l’eau savonneuse.

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5 réflexions sur “Du Honduras au Nicaragua, retour dans la fournaise

  1. Je lis avec intérêt et plaisir les récits de ton périple Bravo mon Bruno !!!! je pense bien à toi, on en parle avec Alain gros bécos de ta tantine qui t’aime

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  2. Je ne sais pas si il est stable ton réchaud … mais du gaz dans une bouteille de sirop récupérée, t’es sûr que ça va pas exploser à la chaleur ??? le « lavandéro » m’a l’air beaucoup sûr…et il offre la possibilité d’élever des poissons rouges… et éventuellement de les éduquer, tu connais ça…
    bisous mon poulet

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  3. Mon Bruno Ici ça y est enfin la chaleur estivale !!!! Pour ma part je suis contente de voir toutes ces photos , spécifiquement celles où on te voit, por cierto A ton retour, il faudra que tu m’apprennent les particularités linguistiques de l’Amerique Centrale ….Est-ce que tu as eu l.opportunite de danser ? les gens sont-ils très influencés par la culture américaine? Bref que de questions à te poser à ton retour En attendant machos de la tia A MARCOS

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