D’une cordillère à l’autre

J238>253 (27/10-11/11), Chiquinquira > Puerto Boyaca > Medellin , 480 km, total voyage 6970 km

Pour me rendre à Medellin, il me faudra passer de la cordillère occidentale des Andes à l’orientale.

Après ces cinq jours passés en compagnie de Yury, je reprends donc la route vers la province voisine d’Antioquia et sa Capitale Medellin par la route la plus courte. Voici mon petit déjeuner le jour du départ, un tamal aux pois chiche et au poulet (papillote amérindienne pré-hispanique à base de maïs enveloppée dans de la feuille de bananier et cuît à l’étouffé). Existe sous différentes variantes selon les pays. Peu après la sortie de la ville commence dans la brume une très longue descente qui me fera passer de 2900 à 600 mètres d’altitude.

Au fur et à mesure que je descends les étages alpins, la végétation change.

DSC03451Propriétaire d’une mine d’émeraudes de la région, le monsieur au chapeau marron m’a invité à dormir chez lui alors que je cherchais un endroit vers 17h30. A son droite son homme de main et à sa gauche sa jeep. Il m’a dit que ce soir là il ne pensait pas diner (j’ai fait du riz) et moi que je ne pensais pas dormir dans une maison. Le destin fait bien les choses.

DSC03452Le lendemain matin je me suis ravitaillé à ce petit kiosque où des écoliers attendent leur ramassage scolaire. Puis je m’apprête à repasser dans une mer de nuages .

Entrée tout en douceur dans la brume.

DSC03469Le propriétaire de la mine m’a recommandé de m’arrêter au petit musée de l’émeraude dans le village voisin de Santa Barbara. En effet je me trouve dans La principale région d’émeraudes du pays. Sur les étagères sont exposés des tas de pierres précieuses, quartz et autres objets décoratifs.

Cette route est vraiment en piteux état sur les 100 kilomètres restant jusqu’à Puerto Boyaca. J’avance désormais sur de la terre quand ce n’est pas des pierriers qui me surprennent. Ici la route est en travaux, j’ai attendu qu’un ouvrier me donne la permission de passer après que cette pelleteuse ait déblayé le passage (j’avais déjà passé un premier barrage en négociant.). Le lendemain ce fut un vrai calvaire suite à cause de la pluie tombée pendant la nuît.

Vers 15h30 à bout de force après avoir passer une succession de montées et descentes, je demande au gens de cette maison si je peux m’arrêter ici pour passer la nuît, ce qu’ils acceptent. Vu son apparente rénovation, je pensais que c’était un bâtiment public. En plus d’un lit et d’une douche, ils m’ont offert le diner et le petit déjeuner local. Je suis parti en leur laissant 7000 pesos.

DSC03506Le plus dur est passé mais désormais je ressens la chaleur puisque me voila à une altitude proche du niveau de la mer.

DSC03510Puis c’est un plat continue marécageux d’une trentaine de kilomètres jusqu’à Puerto Boyaca, dernière ville de cette province et son unique sortie vers l’océan. Installée sur les bords du plus grand fleuve de Colombie, le rio Magdalena que j’avais déjà passé à son embouchure à Barranquilla sur la côte, cette ville portuaire n’a rien à voir avec le reste de la province frais et montagneux. En me rapprochant de ce champs les oiseaux se sont envolés.

DSC03511A Puerto Boyaca j’ai réussi à me loger chez Ilmer qui parle les trois même langues que moi, tient un magasin dans le centre et s’occupe d’abeilles.

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Voilà la traversé du Rio Magdalena, fleuve ayant le plus gros débit du pays qui sépare donc les provinces de Boyaca et Antioquia.

DSC03514Je passe à côté de l’ancienne demeure de Pablo Escobar (l’hacienda Napoles), célèbre trafiquant de drogue des années 80 originaire de la province d’Antioquia et ville de Medellin.  Alors que sa tête était mis à prix à 6 millions de dollars, il s’est finalement fait descendre par les services secret. Pablo a inondé pendant des années le marché étasunien en envoyant la cocaïne dans ces petites avionnettes. Son hacienda a été transformée en un parc zoologique.

DSC03517La route fait des montagnes russes, à peine arrivé en haut d’un col que ça redescend. Si c’est ça le « génie civil » moi aussi je peux le faire :P.

DSC03523Pause déjeuner dans un restauroute sous l’étroite surveillance de l’armée. En effet je me trouve sur l’axe majeur entre les deux villes plus importantes du pays Bogotá la capitale et Medellín.

DSC03530Je n’avais pas connu jusqu’à présent une route avec tant d’animaux signalés! Au total ce sont 6 panneaux et espèces différentes, que je n’ai malheureusement pas croiser.

J’ai monté ma tente à l’abri au bord de la route lorsqu’il commença à pleuvoir. Les boules quies sont obligatoires dans ce cas là ; sinon j’apprécie toujours pouvoir prendre une douche et commander un repas chaud le soir plutôt que de camper seul dans les bois.

DSC03542Le lendemain matin, je suis bloqué par les cordes qu’ils tombent.

DSC03547La route est très humide et la pluie a rafraichi l’atmosphère ce qui est assez appréciable. Et quand une averse revient je me prends un jus de fruit à l’abri.

DSC03549Un déjeuner type, je commande une soupe normalement de légumes (ici c’était un bouillon avec des patates et du manioc appelé ici « yuca »), avec una « agua panela » (canne à sucre et citron dilués dans de l’eau), le tout venant avec quelques arepitas (petites galettes de maïs), pour 3 000 pesos (1€) et que je complète avec des gâteaux où une banane.DSC03553Peu à peu je monte dans cette cordillère orientale.

DSC03555Et enfin au détour d’un col, j’aperçois Medellin sous des nuages menaçants. Je m’en rappelerai longtemps de mon arrivée dans cette grande métropôle sous des trombes d’eau avec en plus des embouteillages à l’heure de sortie du boulot .A droite c’est la vue depuis la toit de la maison où je suis resté pendant une semaine à Medellín.

Me voici en compagnie de Lenin le cycliste colombien que j’avais rencontré à Guatemala il y a 5 mois. Il m’avait laissé son contact pour quand je passerai par sa ville. AU bout de 3-4 jours Karola et Miguel un couple de couchsurfeurs espagnols est arrivé. Nous avons ensemble visité le centre ville et posons là devant une « gordita » sans tête du célèbre sculpture Santiago Botero.

Je rempile pour 3 nouveaux mois en Colombie ! J’en profite d’être dans une capitale de province pour faire prolonger mon séjour touristique dans le pays. Comme la période initiale de 90 jours auquelle j’avais le droit expirait le 9 novembre, j’ai prolongé de 3 mois supplémentaires pour me laisser le temps de descendre vers l’Équateur.  Il faut pour cela prendre un rendez-vous au bureau des migrations, remplir un formulaire avec deux photos d’identité et payer 80 000 pesos (25€). Désormais j’ai droit jusqu’au 7 février.

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