El Oriente de Ecuador

J294>303, 21>31 décembre 2015, Lago Agrio > Coca > Tena > Puyo, 334 km, total 8536 km

Pour commencer les couleurs du titre restent les mêmes que dans les articles précédent car les drapeaux équatoriens et colombiens sont très similaires. Avec le Vénézuela, ces trois pays formait un seul et même pays appelé La Grande Colombie suite à leur émancipation vis-à-vis de l’Espagne de 1810 à 1830, avant d’être scindé en trois. Autre remarque par rapport au titre, El Oriente « l’orient » c’est la région Est du pays faisant partie d’une plus vaste région transnationale appelée l’Amazonie. Plusieurs ethnies indigènes aujourd’hui intégrées à la « civilisation » comme les Waoranis et Kichwas la peuplent. Les touristes peuvent se rendre dans les parcs naturels traversés par de nombreuses rivières. C’est donc à la veille de noël que j’entre en Equateur.

DSC03909Nouvelle monnaie, ici c’est le dollar états-unien. Premier achat, une noix de coco à un dollar ! Bizarrement ils n’en vendent nulle part en Colombie. Ça me manquait depuis l’Amérique centrale !

DSC03911Arrivé à Lago Agrio,un colombien d’une soixante d’années inscrit sur warmshowers m’a hebergé. Ils sont nombreux comme lui à venir travailler dans le pays voisin (eh oui le dollar rapporte plus que le peso colombiano!). Lui vend des petits pots d’arequipe (crème de caramel) à la station service. Pendant ce temps je suis parti voir le « lago agrio » qui a donné son nom à la ville. Des aménagements ont été fait pour pratiquer des activités de nature comme cette tyrolienne qui part en haut d’une longue tour. Il y a aussi plein d’ explications intéressantes sur la faune et la flore amazonienne qui borde ce paisible lac.

Pays producteur d’hydrocarbures, l’Equateur a nationalisé ce secteur sous le conglomérat « Petroecuador« . On ne trouve donc que ces stations services et les prix sont plutôt bas comme vous pouvez le voir : 1$ le gallon de diesel soit 0,26$ / litre (1 gallon = 3,8 litres).

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De nouveau en route, j’ai acheté des fruits de l’Amazonie. Les longues tiges en haut à droite ce sont des « wavas », sorte de branches qui pendent aux arbres et renferment à l’intérieur de l’écorce des noyaux enveloppés d’une couche cotoneuse qui se mange. Au centre il y a des raisins de la forêt et en bas des bananes vertes à frire. Sinon les repas sont comme en Colombie : soupe, plat principal et boisson fruitée à la différence qu’ici ils coutent moitié plus cher (entre 2,5 et 3$). Je mange sur une carte de la route amazonienne sur laquelle j’avance.

Le jour du réveillon de noël j’arrive à San Francisco Orellana, ou plus simplement appelé Coca. C’est une ville industrielle sans grand intérêt servant de base à l’exploration pétrolière dans l’Amazonie. Elle est située au carrefour de trois rivières qui forment ainsi le rio Napo, l’un des principal affluent du fleuve amazonien. De là il est d’ailleurs possible de naviguer jusqu’au Pérou (Iquitos) puis au Brésil (Manaus). C’était mon plan initial mais finalement je préfère voir plus de pays avant de le mettre en marche depuis le Pérou. Voici donc le port avec au fond le volcan Sumaco culminant à 3700 mètres.

DSC03945J’ai trouvé à me loger en camping chez l’habitant. En demandant sur le port un gars m’a indiqué cette dame, artisante colombienne (encore!) qui fait payer l’emplacement à la nuît sur son terrain. Je vous avoue que je me suis senti un peu seul pour un réveillon mais bon au moins j’ai pas du débourser un hôtel. Les pompiers eux semblaient trop occupés à jouer au volley, sport très populaire en Equateur. Voici ses créations lorsqu’elle expose sur le quai principal.

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Après avoir bien négocié auprès de différents rabatteurs sur le port, je me suis offert un petit tour en barque pour voir la végétation luxuriante des alentours. Nous avons été débarqué sur une île et regardez un peu le mastodonte à côté duquel je pose !

Je suis monté avec mon guide en haut d’une tour d’observation de la forêt où l’on a une vue à l’infini sur la forêt.

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Le jour de noël après avoir skyper avec ma famille depuis une place publique ayant un accès wifi je suis reparti en direction de Tena. COUP DE GUEULE pour les routes équatoriennes : Certes elles sont récentes et bien goudronnées mais souvent elles ne disposent pas de bande d’arrêt d’urgence où se rabattre à droite. Par contre il y a parfois des dos d’ânes (où plutôt faudrait-il les appeler « vibrateurs« ) qui ne freinent que les deux roues ! Les véhicules motorisés ne les ressentent quasiment pas et gardent la même vitesse. Quand à moi tout mon équipement se met à vibrer en passant sur ces bandes goudronnées. Et il n’est pas non plus évident de les contourner par le côté.

 Le 25 au soir j’ai demandé auprès de cette  « Unidad de Policia Comunitaria » pour camper en sécurité dans un village. Ils m’ont laissé m’installer sous le auvent de droite où sont garées les motos et m’ont offert le dîner. L’intérieur de l’UPC dispose de douches, salle de bain et cafétéria. Le lendemain il a plu des cordes toute la matinée et je suis parti en bus jusqu’à ma prochaine destination Tena, m’évitant ainsi une série de montagnes russes.

DSC03950Tena, autre capitale régionale du bassin amazonien et étape sur la « troncal amazonica ».

DSC03951Avec Andres mon hôte warmshowers de Puyo, on est parti faire une sortie à vélo, suivie d’une balade en canoë sur une rivière.

DSC03959Au retour on s’est arrêté dans une ferme pour que j’achète une cabosse de cacao (0,5$). Pour la première fois j’ai vu des fèves de cacao encore dans leur cocon sucré. Après les avoir laisser sécher au soleil pendant une bonne semaine, on peut les « toaster » puis les consommer entières. Comme les équatoriens aiment le rappeler, le chocolat qu’ils produisent est un des meilleurs au monde.

Le 1er janvier je fais mon sac pour monter vers la sierra, région en altitude traversée par la cordillère des Andes du nord au sud. Pour fêter le réveillon du nouvel an, la veille nous sommes allés à la fête de village de Valeria. La tradition nationale pour le réveillon c’est de brûler des mannequins de personnages qu’ils n’ont pas aimé pendant l’année (la plupart du temps ce sont des hommes politiques!). Ainsi en rentrant on a croisé sur le bord des trotoires plein de petits brasiers. Adios Andres y Valeria y muchas gracias!

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