Entrée dans la Sierra équatorienne au milieu des volcans

J304>312, du 1er au 8 Janvier 2016, Puyo > Baños > Ambato > Riobamba, 263 km, total 8890 km

De Puyo à peu près à la moitié nord-sud du pays côté amazonien je suis monté dans la sierra (littéralement la montagne) le 1er janvier ! Belle façon de commencer l’année. A mon tour je vous la souhaite excellente, pleine de bonheur, voyages et santé !

bonneannee Au fur et à mesure que je monte dans la Sierra (la région montagneuse centrale du pays) en direction de Baños, le lit du rio Pastaza se réduit. Et à une dizaine de kilomètres de la station thermale, les  voitures sont déjà à touche-touche. C’est dire toute la circulation qu’il y avait en ce 1er janvier 2016 et comme cette destination touristique est populaire.

Le lendemain je me suis fait une petite cure thermale aux « aguas termales de la virgen » (3$). A 9 heures du matin la piscine principale était déjà bondée.DSC03998Voici la vue depuis la cascade. C’était tout de même bien agréable, l’eau est bien chaude et on peut alterner avec des jets d’eau froide !

DSC03999Puis de Baños je suis parti vers Ambato. A chaque croisement ou entrée de village on trouve ce grand panneau propre au réseau routier du volcan actif Tungurahua. Les petits routes y sont délicieuses.

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Je me suis arrêté au village de Pillaro où se déroulait la « diablada pillareña« , un célèbre défilé déguisé de diables, paysans et paysannes qui a lieu juste après le nouvel an. C’est très coloré et j’ai eu de la chance d’être là au bon moment pour y assister. A cette altitude (environ 3000 mètres), les gens sortent leur parapluie pour se protéger du soleil ! Sur le parcours du défilé avant que le cortège ne passe il y a tout un tas de vendeurs ambulants qui proposent des snacks ou divers objets à la foule.

Pour l’anecdote avant de voir le défilé j’étais parti manger au marché de Pillaro, et regarder la petite chapelle en l’honneur de Saint Louis roi de France ! Allez savoir ce que cela fait là …

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Le restant de la route jusqu’à Ambato la principale ville du centre du pays était superbe mais très emprunté en ce jour de fête. Dans la montée de gauche une voiture s’est arrêtée devant moi, c’était Bruno mon hébergeur équatoriano-brésilien qui était aussi à la diablada et m’a reconnu. Il a pris mes bagages pour m’alléger.

DSC04022Photo des brunos dans le parc principal de la ville entouré d’un couple formé par un espagnol et une polonaise voyageant également à vélo en Amérique du sud depuis un an et deux mois.

Le lendemain nous sommes montés en stop à l’entrée du parc national du Chimborazo, plus haut volcan du pays et du monde avec 6 300 mètres ! Partis d’Ambato à 2600 mètres, nous sommes arrivés une heure et demi plus tard à l’entrée (gratuite) du parc à 4 300 mètres. On n’a donc pas eu le temps de s’acclimater progressivement au changement d’altitude et je commence à ressentir les effets de ce changement brutal d’altitude par un mal de tête lancinant.

Dans l’ascension qui mène au premier refuge nous croisons des troupeaux de vicuñas (famille du lama et de l’alpaca) paissant le peu d’herbe qu’elles trouvent.

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Elles ne se laissent pas approcher de si près ! Nous sommes obligés de marcher lentement pour ne pas nous essouffler. Derrière les nuages on aperçoit le sommet du Chimborazo !

Nous arrivons sans soucis (mais avec un léger mal de crâne pour ma part) au premier refuge Carell à 4 800 mètres après une heure et demi de marche. A l’intérieur on trouve cette plaque qui nous informe que le Chimborazo est le point le plus haut de la terre, devançant le sommet de l’Everest de 2 kilomètres et 200 mètres.

DSC04050A l’extérieur du refuge, on trouve tout un tas de plaques commémoratives aux alpinistes qui ont perdu leur vie dans l’ascension finale. Normalement elle se fait de nuît (de 23h à 8h) pour éviter les risques de chutes de glaces où glissée de neige à cause du soleil en journée.

DSC04051Il n’y a que 200 mètres qui sépare le premier du deuxième refuge Whymper situé à 5 000 mètres. Mais alors on les sent passer ! Je marchais comme un zombie à deux l’heure, prenant une pause tous les 30 mètres pour reprendre mon souffle et apaiser mon mal de crâne. Des panneaux rappellent qu’il faut bien rester sur le chemin. Jamais je n’ai été aussi « high » !

DSC04052Le lendemain pour relaxer mes jambes je suis allé aux sources thermales de ce même volcan Chimborazo (entrée 1$) situées à une modeste altitude de 3 700 mètres et d’une température maximale de 42° (voir petit panneau bleu à droite). Je me suis pris des coups de soleil sur tout le corps et suis rentré rouge à l’appart.

DSC04056J’ai également profité du temps libre pour faire changer les plateaux de mon vélo, puisque je ne me servait quasiment jamais du plus grand de 48 dents (ensemble 24-36-48). Je n’ai pas pris en compte lors de l’achat du vélo qu’avec le poids de mon équipement j’aurais une allure plus modérée que celle d’un cycliste urbain faisant du plat.  Ne dépassant rarement les 25 kilomètres heures (sauf en descente mais alors je ne pédale pas), ce troisième plateau était superflu. L’occasion s’est présentée de faire changer le tout à la Casa de ciclista d’Ambato (où était hébergé le couple hispano-polonais) pour 50$ contre un nouvel ensemble de 22-32-42 dents. Au passage on voit le nouveau pneu arrière que j’avais installé en Colombie suite à l’éclatement de l’ancien.

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Me revoilà donc sur la panaméricaine que je pensais avoir laisser de côté pour de bon en Colombie, en direction du sud.

DSC04066Puis j’ai égalé mon record d’altitude à vélo du Guatemala de 3 600 mètres dans une « zone de menace » où des « chutes de cendres » du Chimborazo peuvent arriver! Dans la descente suivante j’ai monté mon record de vitesse à 75 km/h.

DSC04077Arrivé en fin d’après-midi à Riobamba, je me suis dirigé directement à la caserne des pompiers. Lorsque je suis arrivé, ils étaient en train de jouer au volley sur ce terrain derrière. C’est un sport très populaire en Équateur et souvent ils misent de l’argent. Les coups « portés » (lorsque le ballon est contrôlé ou accompagné dans la réception et l’envoi) sont autorisés ce qui donne un autre style de jeu.

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2 réflexions sur “Entrée dans la Sierra équatorienne au milieu des volcans

  1. 1) Il doit faire chaud, tu as coupé tes moustaches.
    2ème commentaire sur le Chimborazo, + haut volcan du monde. C’est possible. Les montagnes comme Everest, K2, Annapurna etc … ne sont pas des volcans mais des montagnes ordinaires.

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    • 1) C’est l’inverse il fait plus frais en altitude
      2) En plus d’être le volcan le + haut du monde, c’est le sommet le plus éloigné du centre de la terre…difficile de comprendre pourquoi ce n’est pas l’Everest qui a pourtant une altitude plus élevée.

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