Superbe route de montagne ¤ Cuenca – Loja ¤

326>335, du 23 janvier au 1er février 2016, Cuenca – Loja – Cabianga, 231 km, total 9431 km

Petite séquence émotions avec la photo de départ, un grand merci à vous Jorge et Kangil ! De ley comme ils ont l’habitude de dire ici (et qui signifie bien-sûr) !!

DSC04273Parti en début d’après-midi, au bout de 30 kilomètres je décida de m’arrêter dans le dernier village avant une longue ascension. Suite au refus du père de l’église qui devait être aussi catholique que moi, j’ai réussi à me loger chez l’habitant autour de la place centrale. Cette famille nombreuse m’a prêté des couvertures supplémentaires comme il fait froid ici pendant la nuît à 2600 mètres. La cuisine est séparé du salon par le panneau blanc. Comme souvent dans ces cas là, les enfants se demandent qui je suis et ce que je viens faire là chez eux.

DSC04280Alors que je me crois bientôt arrivé au col, je croise cette drôle de vache au bandeau rouge qui pose parfaitement avec le paysage derrière.

DSC04289Le voilà le véritable sommet qui donne lieu sur un magnifique long plat à environ 3300 mètres d’altitude. Je suis vêtue de ma protection soleil complète et me suis mis exceptionnellement de la crême solaire sur le visage (et surtout le bout du nez!). Dans le creux au loin on voit comme une nappe blanche de nuages venant de l’océan pacifique, c’est la baie de Guayaquil qui semble pourtant loin sur la carte.

DSC04294Sur le bas côte j’ai croisé des lamas ou bébé alpagas je sais pas trop.

DSC04303Avant d’entamer la descente, une photo sur le panorama exceptionnel s’offrant à moi. Ce sera assez pour aujourd’hui, le lendemain la route continuera de l’autre côte comme on le voit.

DSC04305Arrivé dans ce bled tranquille, je me rends sur la place principal voir s’il y aurait pas des installations à occuper. Je repère une salle communale fermée et demande à quelqu’un ayant sa fenêtre ouverte si c’est possible de passer la nuit dedans. Coup de pot à ce moment là arrive une voiture dont le conducteur de la voiture n’était autre que le responsable ou le maire de la commune. Il me passe alors les clés d’une petite habitation toute neuve inoccupée donnant sur la place. Pour l’anecdote c’est dans ce contexte que je me suis regardé Le loup de Wall Street un film que je recommande.

DSC04309Alors que j’étais en quête de miel c’est derniers temps, j’ai trouvé ce miel de agave, la même plante servant à faire la tequila. D’ailleurs ces paysages me rappelaient le Mexique ! Je l’ai posé juste à côte d’une petite bouteille de « distillé d’agave » ce qui est à peu de chose près de la tequila.

DSC04317Il est 11h30 et se pose alors un dilemne à moi : dois-je tenter l’ascension de cette montagne sans avoir déjeuner (plus léger) mais sans certitudes quand au prochain endroit où je trouverais un restaurant ? Finalement j’ai acheté dans la seule épicerie du village juste avant la montée à droite un petit plat dans un récipient en plastique à emporter. Cela avec mon avocat et quelques autres victuailles feront l’affaire. Verdict : j’ai bien fait car derrière ce col, ça continuait de monter et pour longtemps, mais d’une inclinaison moins forte ce qui fait qu’on ne le voit pas de cet endroit.

DSC04318En milieu d’après-midi alors que je redescendais de l’autre côte, le brouillard s’installe entre les pins.

DSC04329J’ai passé ma 2e nuît consécutive dans une salle communale à Urdaneta au rez de chaussée de cette maison ouverte H24 et gardée par la police. En premier plan se trouve la voiture de la dame m’ayant donné l’autorisation. Décidément il est facile de trouver où se loger pour la nuit en Equateur en faisant appel aux corps publics (pompiers, police, municipalité). En plusde pouvoir prendre une bonne douche chaude, j’ai pu mangé un bon plat chaud dans un resto autour de la place.

DSC043324e jour rebelotte, les paysages à couper le souffle continuent, les montées et descentes aussi. Sur la photo de gauche je passe un enième col.

En passant le village de Saraguro je me trouve toujours sur la route panaméricaine, qui peut paraître assez bucolique avec cette photo.

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Je commence à en avoir plein les jambes bien que j’ai fait attention à ne pas cramer les jours précédents. Petite astuce, j’essaye de rester lent et limite ma vitesse dans les montées à 5-6 km/h. A 40 kilomètres de l’arrivée Loja, je décide d’attendre un bus à ce joli arrêt muni de toilettes. Finalement un pick-up m’a pris (oui je tend mon pouce pour n’importe quel véhicule qui passe) et déposé en haut de la dernière montée.

DSC04340Enfin tout au loin j’aperçois Loja ma ville d’arrivée ! Les 20 derniers kilomètres de descente modérée furent un régal sachant qu’un hôte warmshower m’attend.

DSC04345A Loja j’ai atterri chez Pablo inscrit sur warmshowers, qui habite à deux cuadras de la place principale. Il m’a laissé m’installer au rez-de-chaussée donnant sur un agréable jardin. C’est un endroit idéal pour faire une pause de quelques jours après cet éprouvant trajet de trois jours.

DSC04348Au quatrième jour nous partons chez un de ses pots dans une maison de campagne à bord de la Chevrolet familiale des années 60 qui pèse près de 800 000 kilomètres ! Percussionniste et batteur, Pablo est aussi un féru de vélo qui a déjà fait le tour de l’Equateur.

DSC04385Nous voilà chez Ernesto, également cyclotouriste qui a fait un tour d’Amérique sud, dans sa résidence secondaire à Cabianga entre Loja et Vilcabamba. Il jouit ici d’un climat très agréable similaire à celui de Vilcabamba, village réputé pour l’espérance de vie des gens et où de nombreux occidentaux se sont installés ou viennent faire des retraites thérapeutiques et spirituelles. Il a fait l’acquisition de poules et de deux canards.

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Nous nous sommes fait la bouffe entre cyclotouristes avant de partir à un concert avec la bande de Pablo. Ci-dessous la préparation des patacones (tranches de bananes vertes fries) et d’un ceviche au poulet.

Lors d’une excursion je suis parti jusqu’au village voisin de Malacatos où se trouve la planète bleue sur un piédestal. L’itinéraire que j’ai parcouru jusqu’à présent tient entre mes deux index.

DSC04400Et la route reprend.. Comme on peut le voir à la végétation luxuriante ici, j’ai nettement baissé d’altitude. Je me trouve à environ 500 mètres d’altitude, fini les hauts plateaux à plus de 3000 mètres même s’il me reste quelques bons cols à passer avant d’arriver au Pérou.

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