De l’Équateur au Pérou par « la Balsa »

J336>342, 2 au 8 février 2016, Vilcabamba > La Balsa (frontera con Peru) > Jaen,  272 km, total 9703 km

De Vilcabamba jusqu’à la frontière je traverse une région très vallonnée avec plusieurs zones nuageuses. Ici tout à coup le goudron s’arrête, coïncidence ou pas on est un minimum prévenu par le « PARE » au sol qui signifie « Stop ». DSC04413Le Podocarpus, nom du parc naturel traversé, est le paradis des plantes épitaphes et des orchidées.

A Valladolid en demandant sur la place du village on m’a laissé occuper une salle communale pour passer la nuît.DSC04418La route longe toujours une rivière en contrebas.

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Les ponts marquent souvent la transition entre une descente et une montée au dessus d’un petit affluent. Il n’y a que ça tout du long, c’est crevant. Donc je dois avouer que j’ai fait souvent du stop car il n’y a pas de tronçon plat sur une centaine de kilomètres, et la plupart du temps sans asphalte comme ci-dessous.

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Alors qu’une averse me surprend, je trouve à me réfugier sous un bout de tôle chez des gens. Par chance il y a des bananes qui commencent d’ailleurs à être bien entamées par des abeilles.

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A partir du hameau de Bellavista où j’ai déjeuné (la négociation fut âpre pour avoir un fond de soupe) la route n’est plus goudronnée jusqu’à la frontière. Il reste environ soixante kilomètres et j’ai continué en stop à l’arrière de plusieurs camionnettes. L’une d’elles m’a laissé en milieu d’après-midi à Zumba en face de la piscine. Estimant que c’en est assez pour aujourd’hui, j’ai passé le reste de l’après-midi à me prélasser. Encore une fois j’ai beaucoup suscité d’interrogations auprès des gens en entrant avec mon vélo ! Peu après j’ai trouvé à me loger à la paroisse du village. Voici la vue depuis la fenêtre sur la place principale.

 Enfin après avoir repris une dernière camionnette, j’ai terminé les dix derniers kilomètres jusqu’au poste frontière à vélo. La route ressemble plus à une piste de cross ou un chemin de randonnée qu’une route de transit international entre deux pays mais bon on s’en accommode bien. Clairement je vois mal deux camions se croiser ici.

DSC04455Et puis au détour d’un virage apparait la frontière plus clairement, matérialisée par un pont au dessus du Rio Miguel. Auparavant la frontière on traversait la frontière à bord d’une petite embarcation sur l’eau, d’où son nom « la balsa » qui veut dire « le radeau ».

DSC04461Le poste frontière équatorien de la balsa, y’a pas foule contrairement à ceux de la côte où la majorité du traffic passe. J’ai fait changé quelques pièces de monnaie qui me restaient à 3,3 soles pour 1 dollar. Sur la deuxième photo je traverse le pont et entre au Pérou.

Quelques stats et mots sur l’EQUATEUR : J’y ai passé 45 jours dont 20 roulés pour un total de 1 243 km soit une moyenne de 55 km par étape dans un décor montagneux sur les 2/3 du trajet. J’ai dépensé 430$ (dont 50$ pour les nouveaux plateaux) soit 10$ par jour. Cela m’a semblé être un pays beaucoup plus tranquille et moins bruyant que la Colombie, mais aussi moins animé et les gens sont plus réservés. Il parait que ces dix-quinze dernières années le pays a beaucoup évolué avec la construction de nombreuses routes et infrastructures sous l’effet de la dollarisation de l’économie.

Me voilà désormais au Pérou ! de retour après mon semestre d’échange à Arequipa en 2010 de 6 mois. Je retrouve ce qui pourrait être l’emblème actuel du Pérou, la moto-taxi couverte à 3 roues de fabrication chinoise et ses décorations kitsch collées. C’est ce qui m’a frappé d’entrée, y’en a partout, plus que des voitures! Celle-çi était stationnée devant moi alors que j’attendais une dame qui était partie chercher mon change de dollars à Soles (à 3,4 soles pour 1$).

DSC04466Un petit coup d’œil en route sur les prix à la pompe (comme si ca m’impactait :D) : le diesel est à 10,50 soles le gallon soit 2,8 soles ou 0,8$ le litre. Apres PeMex et PetroEcuador, c’est le troisième pays traversé ayant sa compagnie nationale d’hydrocarbures.

DSC04468En descendant vers Jaen je longe une rivière peuplée sur l’autre rive. J’ai beaucoup baissé d’altitude depuis l’Equateur à environ 800 mètres et cela se ressent ! Il fait facilement plus de 30 degrés lorsque le soleil n’est pas voilé, je n’avais plus autant sué depuis longtemps.

DSC04481Pour se rendre sur l’autre rive il faut prendre une cabine suspendue sur deux câbles. Le passeur accompagne le passager et tire sur la corde du milieu pour avancer (1 soles le passage).

DSC04475J’ai dormi dans la municipalité d’un village (le batiment vert à droite). Au passage remarquez comme au Pérou il est courant que les murs soient peints par les partis politiques.

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J’ai croisé de nombreuses rizières. Presque tous les plats sont accompagnés de riz, c’est un des aliments principaux du pays.

Je suis arrivé au Pérou en pleine campagne présidentielle et il est courant de voir des maisons ou des bâtiments peints à l’effigie des candidats. Cette candidate à la présidentielle est la fille d’un ancien président d’origine japonaise dont le mandat a été entaché de plein scandales de corruption…

DSC04489Une fois arrivé à Jaen, je me suis dirigé directement chez « El ciclista », une boutique de vélos enregistrée sur warmshowers et tenue par une famille accueillante. Ils m’ont mis à disposition une petite pièce dans la même rue où je suis resté deux nuits. On voit au premier plan Miguel aux côtés de son père, à gauche se trouve une autre boutique tenue par sa soeur et qui héberge en même temps un réparateur informatique. DSC04515Miguel a diagnostiqué avec un outils spécial que ma chaîne était trop usée. Nous l’avons changé par une nouvelle de marque « KMC » pour 60 soles (17$). J’aurais du le faire en même temps que les plateaux en Equateur mais c’est pas grave. A droite c’est le réparateur informatique qui a inspecté mon PC suite à mon problème récurrent d’allumage, sans succès. Il m’a conseillé de le vendre.

Un matin les services de fumigacion sont venus passer dans toute les habitations de la rue pour tuer les moustiques éventuellement porteurs de la dengue, chikungunya ou du très récent zika. C’est dingue aussi tous les cafards qui sortent la nuit.

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Jaen n’est pas une ville très attrayante . Je suis toujours sidéré par la quantité de moto-taxis en circulation. Ils portent quand même tous une immatriculation. A droite une scène de vie courant à un petit poste de bouffe dans la rue.

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