Croisière sur l’Amazonie du Pérou à la triple frontière PE-COL-BRA

J357>367, 23/02 -4/03 , Yurimaguas – Lagunas – Iquitos – Santa Rosa (PE) / Leticia (COL) / Tabatinga (BR): Embarcations  fluviales

 Bruno de Tarapoto m’a passé le contact de Jorge Ocmin gérant de l’entreprise naissante Wonder Amazon qui propose des tours en canoë dans le parc naturel Pacaya Samiria. Cela me fera un stop intéressant au milieu de la route Yurimaguas – Iquitos. Après avoir rencontré Jorge à Yurimaguas, il m’a recommandé de me rendre à Lagunas en  « rapido » plutôt qu’en lancha afin de pouvoir commencer le surlendemain l’excursion. Le lendemain matin me voila donc en train d’embarquer sur le rapido au niveau de la station essence flottante (Jorge se trouve debout au bout de la planche bleu) .

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Cela ressemble à prendre un train sur l’eau. Vu de l’intérieur et de l’extérieur.

Voilà le port d’entrée de Lagunas, à mi distance entre Yurimaguas et Iquitos.Une multitude de moto-taxis attendent l’arrivée des passagers pour les conduire au centre ville. Mon guide étaient de ceux là et est venu directement me chercher à bord pour ne pas se faire prendre son client.

DSC04720Un petit résumé en images de mon tour de 3 jours en canoe avec Rudber comme guide-rameur-pecheur dans le parc naturel Pacaya Samiria. Mon activité principale consistait à observer la faune et la flore qu’il me montrait, sans aucuns efforts à faire. Gare aux moustiques tout de même ! On a ainsi vu plusieurs variétés de singes, d’oiseaux (dont des perroquets), des dauphins d’eau douce, tortues, loutres, et des caïmans de nuit (enfin que les yeux qui ressortent jaunes la nuit lorsqu’on les éclaire). C’est un monde à part sans aucun panneau, sans autre bruit que la pagaie qui rentre dans l’eau. Vivement recommandé !!!

Au retour du parc vers la ville (Lagunas), on a croisé ce « chuchupi » en chemin ! C’est un serpent qui en cas de morsure peut tuer en moins d’une heure. Après avoir arrêté d’autres moto-taxis qui passaient, ils l’ont abattu à l’aide d’un long bâton. DSC04808Je suis resté deux jours de plus à Lagunas puisqu’une première fois le rapido pour Iquitos était plein, et la deuxième je l’ai raté de peu. C’est une ville à part, sans goudron, sans voitures, sans wifi… On s’y sent un peu coupé du monde.

DSC04820La troisième tentative fut la bonne. En route pour Iquitos ! Mon vélo fut placé à l’avant jusqu’à ce qu’on le passe à l’intérieur lors de cet arrêt suite à de fortes averses.

A l’intérieur c’est similaire au premier rapido que j’avais pris, sauf que celui là avait en plus deux écrans de tv qui passait soit des films d’action américains des années 80 (Delta force) ou de la cumbia et du reggaeton. Le déjeuner nous fut servit et il y a même des toilettes derrière moi.DSC04832Me voilà à Iquitos, la capitale de l’Amazonie péruvienne (450 000 habitants avec sa conurbation), une ville sans liaisons terrestres avec le reste du pays. Tout arrive par bateau ou par avion, ce qui fait qu’il n’y a presque pas de voiture. Par contre il y a des centaines voir des milliers de mototaxis qui circulent sans arrêt et font un boucan d’enfer sur les artères principales. La ville a été fondé à la fin du XVIIIe siècle par des jésuites, et connu un fort essor à la fin du XIXe siècle avec l’exploitation du latex et la fièvre du caoutchouc ayant causé la mort de dizaines de milliers d’esclaves indigènes.

DSC04838Je suis allé me renseigner au port d’où partent les lanchas pour la triple frontière Pérou – Brésil – Colombie. Je vais prendre le deuxième en partant de la droite « Gerson Leonides » à 19h et arrivant le surlendemain vers midi. Cela coute 70 soles (20$) avec trois repas inclus par jour. On s’installe où l’on veut avec son hamac et quelques douches alimentées par l’eau du fleuve sont mises à la disposition des passagers.

DSC04841Et voilà le bateau chargé à bloc le lendemain prêt à partir. Comme d’habitude l’heure péruvienne a frappé et le bateau a largué les amarres à 21h30 au lieu du 19h30 annoncé… mettez-vous à la place de deux qui sont arrivés à 16h pour prendre un bon spot…Cela promet un voyage folklorique de 2 jours et 3 nuits, prix du billet 60 soles soit moins de 20$.

DSC04844Au dernier moment sur le bateau j’ai acheté un hamac à 30 soles. Je me suis installé au 2e étage au fond où j’ai par hasard retrouver d’autres voyageurs étrangers. C’est bizarre comme on cherchait à se mettre au même endroit ! Serrés comme des sardines en boite, on a tout de même passer un bon voyage. Les trois repas inclus nous étaient servis dans des récipients en plastique que la majorité des gens jettent ensuite à l’eau. L’eau de la douche est puisée directement du fleuve et sort donc marron. A droite la vue depuis mon hamac pendant la journée. Lorsqu’il pleut on abaisse la toile.

Le voyage fut ponctué par plusieurs arrêts plus ou moins longs dans des villages côtiers. Le bateau transporte de tout, ça va du gros sac de 20 kilos d’oignons aux poulets en cage ! Lors de l’accostage toute une foule attend impatiemment le retour de ses congénères ou de monter à bord pour vendre à boire et à manger.

DSC04847Au fur et à mesure qu’on approche de la fin, le bateau se vide de ses marchandises. A côté une station essence flottante ou viennent se ravitailler les bateaux.

La team victorieuse de cette traversée Iquitos – Santa Rosa, avec une espagnole Violeta, une hongroise Gabriella, une danoise Amanda, un argentin Esteban et moi. Après être arrivés à destination nous avons pris une petite embarcation vers le poste frontière pour faire estampiller nos passeports.

DSC04864Nous nous retrouvons ainsi à la triple frontière Perou – Colombie – Brésil et choisissons la Colombie à Leticia pour passer la nuit ! Pas besoin de tampon sur le passeport pour 24 heures. Quelle sensation de retourner dans ce pays simplement pour quelques heures. En fin d’après-midi je pars au Brésil à Tabatinga (le village d’à côté !) pour me renseigner sur les bateaux en partance pour Manaus. Ce sera le lendemain à 12h heure brésilienne.
SEJAM BEM VINDOS DO BRAZIL ! Que ça fait plaisir d’entendre une nouvelle langue chantante et incomprise, ce qui me dépayse un peu plus que les pays précédents où je comprenais tout ce que j’entendais.

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